Maison close huppée près de Paris: trois mises en examen pour proxénétisme

Publié le par MK2S TheBigmack

Ils sont soupçonnés d'avoir exploité une maison close faisant travailler une dizaine de prostituées dans une villa avec piscine d'un quartier cossu de Saint-Prix, dans le Val-d'Oise.

 

SAINT-PRIX (AFP) - Un quinquagénaire soupçonné de proxénétisme, sa fille et une "employée", ont été mis en examen jeudi pour avoir exploité une maison close faisant travailler une dizaine de prostituées dans une villa avec piscine d'un quartier cossu de Saint-Prix (Val-d'Oise), a-t-on appris vendredi de source judiciaire.


Une dizaine de prostituées travaillaient depuis un peu plus d'un an dans ce lupanar à vingt kilomètres de Paris. Elles se relayaient dans cette grande villa blanche bordée de pelouse et de grands pins avec une longue piscine, à la fois intérieure et extérieure. La propriété est cachée des regards par une longue haie de trois mètres de haut.

Les trois personnes déférées jeudi ont été mises en examen pour "proxénétisme aggravé". Un homme de 50 ans soupçonné d'être l'organisateur principal de cette maison close a été écroué.

Sa fille âgée de 22 ans et une de ses "employées" ont été placées sous contrôle judiciaire. Interpellées cette semaine, les prostituées, en majorité françaises, ont été laissées libres. Aucune indication n'a été donnée sur la nature de la clientèle.

Le père quinquagénaire, de nationalité française, vivait là depuis sept ou huit ans, selon ses voisins. Il avait ouvert un institut de beauté avec massage dans sa maison il y a deux ans, a expliqué une source judiciaire.

"Il allait chercher trois filles tous les matins à la gare de Saint-Leu dans sa Volkswagen Coccinelle. On se demandait ce qui se passait, on en parlait entre voisins", a expliqué Gérard Larue, le voisin d'en face.

Ce sexagénaire baraqué, responsable du club de musculation de Saint-Prix, n'a pas été surpris par la découverte de la police: "Il y avait beaucoup de voitures qui se garaient devant, toutes ces filles et puis des cris qui venaient de la piscine l'été, la nuit", dit-il.

"Les clients avaient de 30 à 60 ans. Moi, je trouvais ça marrant. J'y aurais bien passé une semaine dans cette baraque! C'est une des plus belles maisons du coin et les filles étaient pas mal", a réagi un autre voisin qui préfère rester anonyme. "On n'était pas inquiet parce qu'il n'y avait pas d'enfants", a-t-il ajouté.

Dans ce quartier de Saint-Prix, où les piscines et les voitures décapotables sont légion, la maison close est devenu un objet de curiosité pour les voisins. Plusieurs habitants se succédaient vendredi devant le portail blanc portant les scellés de la police judiciaire, sur lesquels était inscrit: "Proxénétisme aggravé, racolage".

L'enquête a été confiée à la police judiciaire du Val-d'Oise.

 

Source:Liberation

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dasilva 13/05/2011 11:32