Appel dans l'affaire des biens mal acquis

Publié le par MK2S TheBigmack

 

La cour d'appel de Paris devra trancher sur l'opportunité d'ouvrir l'enquête qui vise les présidents Omar Bongo Ondimba (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo) et Teodoro Obiang Nguema (Guinée Equatoriale) soupçonnés de posséder en France des biens immobiliers financés par de l'argent public détourné.


La procédure a été engagée suite à des plaintes de Transparency International, une ONG qui lutte contre la corruption. 

Elle accuse les trois hommes d'avoir acheté des maisons et des voitures de luxe en France avec de l'argent provenant des fonds publics de leurs pays. 

Les trois chefs d'Etat nient le bien-fondé de ces accusations. 

La procédure est "sans précédent" souligne William Bourdon, l'avocat des plaignants, qui déclare à l'agence Reuters que "c'est la première fois qu'une information judiciaire est ouverte sur des accusations de détournement de fonds contre des chefs d'état en exercice". 

Les observateurs font remarquer que l'affaire risque de provoquer des tensions dans les relations entre la France et les trois pays concernés, qui sont producteurs de pétrole. 

Le Gabon et le Congo sont des anciennes colonies françaises. Quant à la Guinée équatoriale, ses exportations pétrolières sont de plus en plus importantes. 

Le parquet de Paris, responsable devant le ministère français de la justice, s'était opposé à l'ouverture de cette information judiciaire, mais la juge d'instruction Françoise Desset l'avait engagée. 

Rappelons qu'en 2007, une enquête de la police française avait établi que les trois chefs d'état ainsi que des membres de leurs familles possédaient des propriétés dans des quartiers résidentiels de Paris et sur la Côte d'Azur, ainsi que des voitures de luxe - notamment des Bugattis, des Ferraris et des Maseratis.

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