Manchester est champion d'Angleterre et entre dans la légende

Publié le par MK2S TheBigmack

Malgré le match nul concédé samedi à Old Trafford contre Arsenal (0-0), lors de la 37e journée de Premier League, Manchester United s'est assuré du dix-huitième titre de champion d'Angleterre de son histoire. Les Red Devils, auteurs d'une prestation moyenne face aux Gunners, rejoignent Liverpool au palmarès. Leur troisième sacre de rang. Le onzième pour Alex Ferguson.

Les Red Devils peuvent se tourner vers la Ligue des champions. (Reuters) 
Ce n'était plus qu'une question de détails. Des interrogations que Manchester United a levées sans trop y mettre la forme. Qu'importe, le résultat est le même: le dix-huitième titre de champion d'Angleterre de leur histoire était à portée de crampons depuis déjà de longues semaines, et les Red Devils ne se sont pas fait prier pour l'officialiser. Les fans venus en nombre, samedi à Old Trafford, auraient sans doute préféré voir un autre match qu'un triste nul pour fêter leurs héros, surtout contre une équipe d'Arsenal que les Mancuniens ont décapitée il y a peu en demi-finale de la Ligue des champions. Mais seuls les trophées comptent. L'entraîneur de United, Sir Alex Ferguson, le sait mieux que personne.

Alors passons sur ce score vierge (0-0) indigne du "Théâtre des rêves" cette saison, doivent se dire les supporters de Manchester qui ont chanté en l'honneur de leurs protégés et, peut-être, aussi dit au revoir à Tevez. Ce n'est pas le plus important. En revanche, ce troisième sacre d'affilée des Diables rouges fait entrer le club du Nord du Royaume dans une autre dimension historique puisqu'il rejoint au palmarès des écuries les plus titrées l'un de ses principaux rivaux: Liverpool. Des Reds qui, en plus, devraient terminer l'exercice sur la deuxième marche du podium, après avoir longtemps mis la pression sur un leader trop constant pour eux. L'homologation du titre, rendue quasi-certaine depuis le milieu de semaine et la victoire en match en retard à Wigan (2-1), était si attendue que ce choc de la 37e journée de Premier League n'a eu que peu de saveur. Un nul arrangeait les deux équipes. 

Et maintenant la Ligue des champions ?

Avec six lngueurs d'avance sur Liverpool avant le match, Manchester United n'avait besoin que d'un point. Et les Gunners n'avaient plus grand-chose à jouer sur le terrain, eux qui sont assurés de finir quatrièmes du championnat. Tout juste les hommes d'Arsène Wenger pouvaient-ils remettre en jeu leur fierté, égarée dans leur antre de l'Emirates Stadium, il y a dix jours, lorsque Ronaldo et consorts sont venus composter leur billet pour la finale de C1 à Rome (3-1), où il tenteront de réaliser un nouveau doublé le 27 mai prochain devant Barcelone. C'est peut-être ce qui a poussé les Londoniens, en première période, à garder le ballon et à faire tourner en bourrique la défense adverse. Mais les efforts d'Arshavin, de Nasri et Van Persie n'ont pas inquiété outre-mesure Van der Sar, le gardien néerlandais. Même sans dominer, les Red Devils ont été les plus dangereux. 

Rooney, d'une frappe contrée par Touré (13e) puis d'une tête décroisée (19e), Giggs, au-dessus (25e), et Ronaldo, sur coup franc (45e), ont tour à tour alerté Fabianski, le portier visiteur, sans briller pour autant. Leur aisance à se porter vite vers l'avant a suffi à convaincre les Canonniers de ne pas trop se livrer. Un constat qui a été flagrant après le repos. Seule véritable alerte sur le but mancunien: une frappe bien sentie de Fabregas, côté droit, qui a flirté avec le poteau gauche (84e). Ce n'est pas la tentative de Ronaldo, encore sur coup franc (79e), ni le but refusé à Park (72e), qui ont changé la donne. Un peu à l'image de sa saison, United n'a pas survolé les débats ce samedi. Ce titre n'est pas le plus marquant, dans la manière, que Manchester ait eu à célèbrer. Mais il le fait entrer dans la légende, à l'image d'Alex Ferguson, auréolé pour la onzième fois de sa carrière en Premier League. Hors norme.

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